La capitale : Tbilissi

En savoir plus sur Tbilissi :

A près de 4 000 km de Nantes, la capitale, d’environ 1.2 million d’habitants, située dans la partie orientale du pays, sur les rives du fleuve Koura (Mtkvari en géorgien), est à la même latitude que Barcelone ou Rome. A la croisée des chemins entre le « passage obligé » nord – sud d’une part, et entre l’Orient et l’Occident d’autre part, elle fut une étape importante sur les routes commerciales entre l’Europe et l’Asie, notamment sur la route de la soie.

Un peu d’histoire :

Des fouilles archéologiques ont montré que le territoire de Tbilissi était habité dès l’époque néolithique.

La légende raconte que Tbilissi a été fondée au Ve siècle, là où, lors d’une chasse du roi Vakhtang Gorgassali, un faisan serait tombé dans la source sulfureuse. Après cette chasse, le roi ordonna la  construction d’une ville fortifiée dans ce site stratégiquement important, sur lequel il voulait  déplacer Mtskheta, alors capitale du royaume. L’œuvre fut achevée par son héritier Datchi qui fit de Tbilissi le centre politique du royaume.

Malheureusement, l’emplacement stratégique de la capitale créait des convoitises ! C’est ainsi que pendant des siècles, la ville fut attaquée, détruite à plusieurs reprises (par les Perses, les Khazars, les Arabes, les Turcs).

Au XIIe siècle, sous le règne de David IV (le Bâtisseur), la ville fut libérée et connut une période de développement économique et culturel important mais de courte durée. Les Mongols envahirent la Géorgie en 1235 et ne furent chassés qu’en 1320. Quelques décennies plus tard, Tbilissi fut décimée par un nouvel ennemi : la peste.

Du XVIe au XVIIIe siècle, Tbilissi vit, cette fois, déferler les troupes des guerres turco-persanes à plusieurs reprises. Les invasions et l’épidémie affaiblirent et réduisirent considérablement la population de la capitale.

En 1801, la Géorgie affaiblie par les invasions, signa le traité de Giorgievsk pour demander protection à la Russie mais elle fut de fait annexée par l’empire russe.Au XIXe siècle, l’ouverture du chemin de fer reliant Tbilissi à Poti et Batumi sur la mer Noire, d’une part  et Baku sur la mer Caspienne, d’autre part, contribua au développement économique et à la croissance de la ville.

Le début du XXe siècle fut marqué par la fondation de l’université de Tbilissi en 1918 ; devenue l’actuelle université d’Etat Ivané Djavakhishvili, elle a permis à la capitale géorgienne de devenir la première ville universitaire du Sud Caucase.

Le 26 mai 1918, après la révolution et la chute de l’Empire russe, fut créée la première République de Géorgie.

L’indépendance fut de courte durée puisqu’en février 1921, l’Armée Rouge envahit la Géorgie. L’époque soviétique a laissé beaucoup d’empreintes sur la ville et dans les consciences.

Après la dissolution de l’URSS, par référendum, le 9 avril 1991, la Géorgie rétablit la déclaration de 1918. Un an plus tard, fut élu le président et la nouvelle république de Géorgie vit le jour. Encore une fois, pour une courte durée : le nouveau gouvernement fut renversé par un putsch soutenu par la Russie. A Tbilissi, la guerre civile de 1991-1992 fut à l’origine de la destruction des quartiers centraux de la ville. Les années 1990 furent particulièrement éprouvantes pour la Géorgie nouvellement indépendante.

Aujourd’hui, après ces années noires, Tbilissi se développe à nouveau. Les quartiers situés autour de la « vieille ville » s’agrandissent et de nouveaux bâtiments voient le jour dans la banlieue. Les anciennes maisons basses sont progressivement remplacées par des bâtiments modernes, ce qui crée un contraste avec les vieilles maisons aux couleurs pastel délavées et aux murs fissurés qui, malgré tout, conservent tout leur charme.

L’actuelle Tbilissi offre un mélange anarchique de la vieille ville d’avant le XXe siècle, de celle de l’époque socialiste et de l’urbanisation actuelle à l’architecture contemporaine.